Bibliographie :
YASMINA KHADRA
Lu par la classe de terminale électrotechnique promo 2007 au lycée professionnel André CUZIN à Caluire et son professeur C.Mansour
Les assises du roman 2007
Une lecture des « Sirènes De Bagdad ».
Au cœur de cet ouvrage à la fois chaotique et poétique, Yasmina KHADRA nous projette dans le quotidien des attentats terroristes. Il nous démontre la fragilité humaine, comment un homme jeune, simple, qui a un bon état d’esprit peut se transformer en boule de haine, en machine à tuer. Ce jeune homme cultivé se retrouve à Bagdad avec le Docteur Jalal, intellectuel reconnu dans l’Occident. Il entraîne alors le narrateur dans un mouvement fanatique. Ce jeune bédouin irakien, sans nom – on s’identifie plus facilement au personnage – voit, par l’intermédiaire d’une bavure de soldat américain, son père nu. A partir de cet instant, tout s’écroule autour de lui. Il s’apprête alors à faire une chose horrible, une opération encore jamais réalisée sur le territoire ennemi, mille fois pire que le 11 septembre……
Ce roman peut toucher par sa construction originale, nous remontons l’histoire du narrateur, et son réalisme. Mais il peut aussi déplaire car il parle d’une actualité qui a notre goût et beaucoup trop présente et répétée aux informations télévisées. Mais ce qui est certain, c’est que c’est un livre qu’on n’oublie pas.
Thomas
Hassib
Mohamed
YASMINA KHADRA
Mohammed MOULESSEHOUL (son vrai nom) de nationalité Algérienne, est né au cœur du désert du désert algérien. Il est âgé de 52 ans et exerce la profession d’écrivain.
Dès l’âge de 9 ans son père le place à l’école militaire : il restera trente-six ans dans l’armée .Ensuite, il quitte la vie militaire pour se réconcilier avec la vie par le biais de l’écriture. Il fuit l’Algérie pour habiter en France et publier en langue française ses livres comme « les sirènes de Bagdad » ou bien « l’Attentat ». Il rencontre aujourd’hui un succès international.
Cette histoire raconte la vie d’un jeune chirurgien qui apprend que sa femme est le kamikaze qui a perpétré l’attentat sanglant dans un restaurant à Tel Aviv ,en Israël, dont il essayait de sauver les victimes !. Après ça, tous ses amis l’abandonnent, il est renvoyé de son travail et est soupçonné d’être lui-même un terroriste.
Ce roman montre la vie quotidienne des palestiniens et des israéliens, des souffrances qu’ils vivent chaque jour aujourd’hui encore. Il explique ce qui pousse les kamikazes à commettre de tels actes alors que c’est pourtant inhumain.
C’est un livre très dur à lire exposant une réalité effrayante et désagréable qui pourtant existe partout dans notre monde.
Sollier Loic
T.elt gr2
Les sirènes de Bagdad : le cri d’alarme de l’ orient bafoué
Dans un Irak est en pleine déchirure, Y.Khadra remonte le mécanisme de la tragédie des attaques terroristes. Il nous racontes le destin d’un jeune homme détruit par la violence de la guerre, qui passe de la timidité à la haine, de la fuite a l’engagement et décide de sacrifier sa vie.
L’histoire se déroule dans un paisible village, perdu dans le désert Irakien. Les violences gratuites de l’armée Américaine se multiplient et contraignent le narrateur à résister ; il décide alors de donner sa vie au Jihad et part pour Bagdad puis Beyrouth. Dans ces deux villes où la violence est quotidienne, il rencontre le monde du terrorisme. La tragédie va alors envahir le monde dans un scénario apocalyptique dont Yamina a le secret. Le lecteur va de rebondissement en rebondissement et jusqu'à un dénouement inattendu et plein d’espoir, c’est une véritable leçon d’humanité.
Ce roman nous touches particulièrement car nous pourrions tous s’identifier au narrateur. Pour se faire, l’auteur a veillé à ne pas le décrire, à ne lui donner aucun nom, ni aucun signe distinctif. La violence faite partie de l’être humain, elle n’a pas de nationalité et notre but est de parvenir à la contrôler. En lisant ce roman , on devient meilleur !
CUNNAC Nicolas CANE Alexandre
Explosion littéraire
L'attentat est avant tout une véritable explosion de bonheur. Malgré la dureté de l'histoire, qui nous plonge dans l'horreur,l'auteur sait faire passer un plaisir que je n'avais auparavant jamais rencontré à la lecture d'un autre réçit de quelque genre que ce soit.
En effet Y. Khadra nous raconte une histoire passionnante, mélant peines et joies, espoirs et déceptions, limpidité et incompréhension de l'autre, le tout au coeur du conflit israelo-palestinien. Il donne à voir l'humain et on est fasciné par cette leçon d'anatomie.
En quelques mots , voici de quoi vous inviter à ouvrir ce roman :
Une jeune femme d'origine palestinienne installée en Israël avec son époux, chirurgien réputé, se fait exploser au milieu d'une dizaine de personnes dans un restaurant de Tel-Aviv. C'est le carnage !
C'est là le début de la descente aux enfers d'Amine, son mari. Abasourdi par cet enchaînement, il cherche à comprendre et part à la rencontre de son histoire. C'est l'attentat psychologique !
Bien que la violence soit omniprésente, la narration de Khadra ne laisse en aucun cas paraître de haine pour aucun de ces personnages.
Pour conclure, une critique n'étant jamais bien sûr jamais objective, je dirais que Y.Khadra est un auteur, et un homme d'exception, ayant à son acctif des romans contemporains manifiques.
L'attentat est un chef d'oeuvre qui mérite d'être lu et relu et donné comme modèle à des générations d'élèves.
Maleck Lassouag
Term Electro
Lorsque j'ai pris en main ce livre, je l'ai trouvé lourd et long. lorsque j'ai commencé à le lire, je me suis demandé où était l'action, puis au fil des mots que Y.Khadra déroule, cet opus lyrique m'a envouté.J'ai eu le sentiment que l'auteur se cachait derrière la couverture du réçit pour raconter une partie de sa propre vie. Lire ce livre, c'est comme voyager dans un fauteuil vers une réalité qui nous inquiète.
Pierre-Emmanuel
Term electro
Enrôlé dés l’enfance dans l’armée algérienne par son père.il fait sa carrière dans l’armée pour finir commandant et pour enfin quitter l’armée en 2000, il écrit le livre les sirènes de Bagdad qui s’inspire de l’actualité mondiale.Il décrit la guerre visible et réelle avec les morts et la guerre invisible entre l'occident et l’orient (USA, Europe, Asie ; Moyen orient) les idées qui y circules sont politiques religieuses et physiques, cela nous montre la haine des homme qui monte dans le monde.
Yasmina Khadra de son vrai nom Mohamed Moulesselhoul est né en Algérie en 1955.
DELLA ROSSA Douglas
T ELT Grp1
2006-2007
La personnalité de Yasmina Khadra est divisée en morceaux, dans chacun de ses livres on retrouve une partie de son être.
Il n’était pas prédestiné à entrer dans l’armée en 1964 mais il a été obligé par son père, il étudie le français ce qui a provoqué sa réussite.
« On ne naît pas brute, on le deviens. On ne naît pas sage, on apprend à l’être » malgré 36 ans de brutalité, il a réussi à devenir un sage, il quitte l’armée en 2000.
En 1984, il écrit son premier livre à l’armé et une dizaine d’ouvrage jusqu'à la fin de sa carrière militaire.
Quelques questions à notre auteur
Brandon : Comment vivez-vous le quotidien lorsque vous écrivez ? Quel est votre état d’esprit ? Arrivez-vous à oublier votre livre ? Où trouvez-vous l’inspiration ?
Je vis le plus normalement du monde. Je suis père de 3 enfants, et j'essaye d'être là pour eux. Comme je vis de mes livres, la littérature est devenue mon monde professionnel. A Aix-en-Provence, où je réside, les choses se prêtent à mes inspirations. Je n'ai pas beaucoup d'amis, donc mes sorties sont limitées. J'aime marcher, observer les gens que je croise, écouter les rumeurs de tous les jours. Cela m'apaise. J'écris généralement pour répondre à mes propres questionnements. Le monde va mal. Où trouver la faille, où semer l'espoir?
Dans état d'esprit je suis ? Dans une sorte de sérénité. J'en ai besoin pour rester lucide et écrire à partir d'un regard sain, libre, pleinement conscient de son acuité. Comment oublier mes livres ? Ils sont un peu mes enfants. Je les regarde se frayer un chemin jusque dans le cœur des gens, sans jamais les perdre de vue.
Dimitri, Thomas, Christophe : Comment faites-vous pour que vos histoires soient si réelles ? Avez-vous rencontré des personnages qui ressemblent à Amine ou au narrateur des sirènes ?
Mes histoires sont proches de la réalité parce qu'elles connaissent un peu leur sujet. J'essaye de comprendre mon époque. Pour cela, je porte constamment sur elle un regard attentif. Les détails me parlent, jalonnent ma quête de vérité. Je me méfie de ce que je vois à la télé et lis dans la presse. Pour moi, c'est toujours subjectif, de ce côté-là. La désinformation bat son plein. Aussi, je pars d'un événement et je cherche à remonter à sa source. Contrairement aux médias, le spectaculaire ne m'aveugle pas. Je sais que la vérité est ailleurs et qu'elle exige un vrai travail de réflexion. Alors, je réfléchis à ce que la télé me jette à
Antony : Pourquoi dans les sirènes, le héros n’a-t’il pas de prénom ?
Dans les Sirènes, mon personnage n'a pas de nom pour installer la violence dans l'humain. Elle est partout, dans le monde. Elle est en nous. Lui donner un nom serait faire croire qu'elle est Arabe ou musulmane. C'est faux. La violence est ce qu'il y a de plus basique chez l'homme. Et la véritable vocation de l'être humain est de s'en défaire. Nous n'atteindrons la maturité que lorsque nous aurons la force et la présence d'esprit de comprendre qu'elle est notre pire ennemie. Mon personnage anonyme pourrait être n'importe quel garçon blessé, livré à la folie des autres.
Juba : Les titres sont-ils de vous ? Pourquoi la maîtresse en maillot de bain ?
Oui, tous les titres de mes romans sont de moi. Et j'y tiens. Comme pour les noms que je donne à mes enfants.
La maîtresse en maillot de bain est le titre d'une collection, et non pas celui de mon petit livre (La rose de Blida). Vous trouverez ce titre sur l'ensemble des textes de cette collection. Il s'agit d'une petite histoire d'amour ou de coup de foudre que les différents auteurs ont contractée quand ils étaient enfants. A l'école, avec une institutrice, ou ailleurs, avec une infirmière, une boulangère, une femme qui a fulguré ainsi dans leur vie de petits garçons.
Mohammed Pouvez-vous nous expliquer la dernière phrase des Sirènes De Bagdad ? Quelles sont «les lumières dans la colère des hommes » ?
Il s'agit des lumières de
Hassib : Avez-vous participé à l’adaptation au cinéma de l’attentat ? Si oui est-ce difficile ?
Non, je n'ai pas participé à l'adaptation cinématographique de l'Attentat. Les Américains n'aiment pas beaucoup que l'on doute de leur talent. Mais les producteurs se sont montrés très ouverts et me proposent d'assister, en tant que consultant, le travail du scénariste. Cependant, je reste confiant. Mes producteurs sont Focus Features, l'aile la plus intellectuelle de Universal pictures. Ils ont fait d'excellents films comme Brokeback Mountain; la Constance du jardinier de John le Carré; Lost in translation; et dernièrement l'Impératrice (ou peut-être la Cité interdite) qui vient juste de sortir en France.
Kevin : Avez-vous un vécu de ces situations d’horreur ? Connaissez- vous le Moyen-Orient ?
Oui, j'ai vécu la guerre intégriste dans mon pays, l'Algérie. Chez nous, l'horreur a connu des sommets impensables. J'ai été soldat, et j'ai combattu 8 ans durant les terroristes pseudo-islamistes qui, en réalité, n'ont rien à avoir avec l'Islam. Moi-même suis musulman pratiquant. Quant Au Moyen-Orient, je connais un peu. J'ai été au Koweit, au Liban, en Irak...
Kalidou et Malek : Qui vous a appris à écrire ? Etiez-vous un bonne élève ? Chez vous, vos parents lisaient-ils et aviez vous des livres ? Pourquoi être écrivain ?
J'ai appris à écrire à l'école, en écoutant et en respectant mes professeurs. J'ai vite compris qu'ils étaient mes alliés naturels. Je lisais énormément et me construisais de livre en livre. J'écris dans les 2 langues, arabe et français, et publie uniquement en français. Je n'étais pas un excellent élève, mais j'avais toujours une bonne moyenne. J'ai été moins performant dans les matières scientifiques, notamment dans les maths, plus fort en histoire-géo. En français, j'étais très doué; j'ai eu 17,5 au bac blanc en 1975. Mes parents ne lisent pas. Ma mère est analphabète, et mon père suffisamment cultivé pour lire le journal et mes romans (il n'en lit jamais d'autres, et c'est dommage). J'ai grandi dans une école militaire, dès l'âge de 9 ans. Nous avions une bibliothèque assez bien fournie et nous nous régalions. Pourquoi être un écrivain ? Parce que je suis né écrivain. C'est dans le sang. J'ai commencé à écrire très jeune. A 17 ans, j'ai fini Houria, mon premier recueil de nouvelles. Depuis, je n'ai pas arrêté. Aujourd'hui, je compte une vingtaine de livres et je suis traduit dans 30 pays, y compris en Malayalam, une langue régionale en Inde. C'est fantastique.
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